La spondylarthrite ankylosante  (SPA) est un rhumatisme inflammatoire caractérisé par une atteinte du squelette axial, son traitement est basé essentiellement sur les anti- inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

Les anti TNFα sont en général prescrits en 2ème intention après échec  aux AINS ou DMARDS.l’idée est de prescrire la biothérapie en cas d’inefficacité des autres traitements, et non pas sur l’établissement de facteurs prédictifs d’une bonne réponse.

L’intérêt de ce travail est d’établir une matrice identique au score utilisé dans la PR où la combinaison de plusieurs facteurs cliniques et paracliniques permet de prédire une évolution péjorative de la maladie et d’indiquer alors une biothérapie sans attendre l’escalade thérapeutique.

DESIGN DE L’ETUDE : étude post marketing menée sur 635 SPA, dérivée des études ASSERT et GO RAISE,qui avait pour objectif de sélectionner  des paramètres  d’une grande valeur prédictive pour une bonne réponse ttt  aux anti TNFα:

Les paramètres étudiés sont l’âge ≤40 ans ou ›40 ans. La CRP élevée ou basse. Enthésite (score de Berlin  + ou -). HLA B27 + ou -.BASFI, BASDAI, appréciation globale du médecin, BASMI, mobilité du rachis cervical (rotation, distance tragus acromion), distance inter malléolaire.

Pour retenir une réponse positive, le patient doit remplir l’une des conditions suivantes :

La réponse BASDAI qui doit baisser de 50%.

Rémission selon le score ASSAS.

Une inactivité de la SPA selon le score ASDAS.

Ensuite il a été procédé à une comparaison entre ces paramètres et par régression logistique  pour retenir les éléments les plus performants.

RESULTATS

La CRP reste un paramètre prédictif de la bonne réponse aux anti TNF, le problème est que dans la SPA plus de 50% des patients ont une CRP basse, d’autres marqueurs de l’inflammation notamment  l’IRM  permet  alors de distinguer les répondeurs à CRP basse.

La matrice permet de donner le nombre de malades à traiter pour avoir une réponse aux anti TNF ;

Par exemple : Avec  une CRP›2, patient de +40ans, avec enthésite  et HAB27 négatif  et un BASFI ›6,5, le nombre de malades à traiter pour avoir une réponse positive est de 17,2 ; pour le même groupe  mais cette fois avec un HLA B27 positif on aura besoin seulement de 7,8 malades à traiter pour avoir une réponse positive.

Ainsi les exemples peuvent se multiplier en combinant les différents paramètres de la matrice.

CONCLUSION : cette étude à le mérite de définir exactement le profil évolutif de la SPA et grâce à la matrice qui regroupe : l’âge, HLAB27, CRP, statut fonctionnel du patient, et le score d’enthésites le rhumatologue est bien assisté pour classer son patient et de lui proposer une biothérapie au moment opportun.

N.Vastesaeger and all. Ann Rheum Dis  june 2011; 70:973-81